L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) propose de nouvelles procédures visant à réduire les fermetures des espaces aériens en raison de la présence en altitude de cendres volcaniques.


Le mois dernier, une grande partie de l’espace aérien européen a été fermée compte tenu de la présence en altitude de cendres liées à l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll dans le nord et l’ouest du Vieux Continent.
Nombre ont critiqué cette mesure, la jugeant excessive et inutile. La disposition a entraîné l’annulation de 100.000 vols, bloqué des centaines de milliers de passagers, et causé aux compagnies aériennes plus d’un milliard d’euros de pertes directes.
En réaction à ces critiques, l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) propose de nouvelles procédures visant à réduire les fermetures des espaces aériens en raison de la présence en altitude de cendres volcaniques. Celles-ci consisteraient à adopter les pratiques américaines imposant une zone de non-survol de 190 km pour tout appareil à proximité d’un nuage de cendres visible.
Ce changement, qui doit encore être soumis à approbation, constituerait une modification significative par rapport aux précédentes pratiques en Europe.