Le Guide libyen, qui aime surfer sur les événements internationaux pour faire parler de lui, a réservé sa dernière sortie médiatique à la Fédération internationale de football (Fifa), qu’il a accusée de «corruption» et de «trafic d’êtres humains». Le président de la Fifa, le Suisse Sepp Blatter, a moyennement goûté…


Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi s’en est vivement pris, samedi soir, à (Fifa), dans un discours devant des milliers de sympathisants et de militaires à l’aéroport militaire de Mîtiga, près de Tripoli, à l’occasion du 40e «anniversaire de l’évacuation des troupes américaines de Libye» le 11 juin 1970.
«Nous annonçons d’ici notre condamnation de cette mafia mondiale et de cette organisation corrompue», a-t-il déclaré. «La politique corrompue suivie par cette organisation corrompue doit être combattue et nous allons la combattre régulièrement», a déclaré le Guide de la révolution libyenne. Il a aussi accusé la Fifa de «trafic d’êtres humains et de faire renaître l’esclavage», en «achetant des joueurs de pays pauvres pour les mettre dans des camps (centres de formation) dans les pays riches pour les vendre par la suite».Selon Kadhafi, «avec les milliards qu’elle gagne du trafic des êtres humains, la Fifa doit aider les pays pauvres à accueillir la Coupe du monde».
Le numéro un libyen, dont le pays avait postulé vainement à l’organisation du Mondial 2010, a déjà défendu en mai le droit des «petits pays» à organiser la Coupe du monde de football, sans tenir compte de leur capacité financière. «C’est leur droit pour que soit mis fin aux sentiments d’injustice, de haine et d’amertume des peuples pauvres privés jusqu’à présent de l’organisation du Mondial», avait-il dit.