Tahar Cherif Banniere

L'ambassade de Tunisie à Bruxelles a organisé une rencontre avec de futurs diplomates européens sur de la situation en Tunisie 4 ans après la révolution.

Par Wajdi Khalifa, correspondant à Bruxelles

Cette rencontre, organisée à l'initiative de la branche bruxelloise de l'organisation Young Professionals in Foreign Policy (YPFP), s'est tenue, le mercredi 21 janvier 2015, à la résidence de l'ambassade tunisienne.

Près d'une cinquantaine de membres de l'YPFP-Bruxelles ont pris part à cette soirée de débat politique. Les propos introductifs ont été prononcés par notre ambassadeur auprès de l'Union européenne, du Royaume de Belgique et du Grand- Duché du Luxembourg, Tahar Chérif.

Partenariat, immigration clandestine et terrorisme

L'ambassadeur a précisé que le dernier processus électoral s'était déroulé dans de très bonnes conditions et que cela avait d'ailleurs réjoui les instances européennes. En effet, les ministres européens des Affaires étrangères, réunis au début de la semaine dernière à Bruxelles, avaient qualifié la transition démocratique tunisienne de «source d'espoir et d'inspiration pour les autres peuples de la région», tout en confirmant l'engagement de l'Union européenne (UE) à coopérer avec les nouvelles autorités afin d'approfondir le Partenariat privilégié entre l'UE et la Tunisie.

A la question de Kapitalis sur l'adéquation de l'aide européenne avec les besoins de la Tunisie, l'ambassadeur s'est fendu d'une déclaration subtilement diplomatique en affirmant que la Tunisie et l'UE ont d'excellentes relations et que des aides et des programmes ont été proposées à la Tunisie et que c'est donc à notre pays de répondre adéquatement aux exigences de ce partenariat.

Outre les discussions sur la conjoncture politique actuelle en Tunisie, les questions et les observations ont également été axées sur l'impact de la situation libyenne sur notre pays, les questions méditerranéennes, y compris celle de l'immigration clandestine, et, inévitablement, le terrorisme international. L'ambassadeur en a profité pour préciser que la Tunisie est, elle aussi, victime de ce fléau et contribue à l'effort international pour y faire face.

Préparer la génération montante

Pour Maha Ganem, journaliste franco-tunisienne accréditée aux institutions européennes, «cette initiative de l'ambassade de Tunisie de vouloir s'adresser à de jeunes ou de futurs diplomates est une bonne initiative, car elle permet de réfléchir en amont avec les futurs dirigeants et créer, dès aujourd'hui, des liens avec les dirigeants de demain».

L'YPFP est une organisation à but non lucratif qui vise à préparer la prochaine génération de responsables des affaires étrangères en lui offrant les compétences et les connaissances nécessaires et en l'exposant aux défis géopolitiques actuels et futurs, notamment en organisant notamment des débats mensuels avec de hauts représentants.

Composée essentiellement de bénévoles, l'YPFP compte 10.000 membres à travers le monde, dont plus de 1.000 membres pour sa branche bruxelloise.

Illustration: Tahar Cherif.

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