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Des Tunisiens manifestent et appellent les autorités à intervenir pour assurer la «libération» du journaliste Mahmoud Bouneb, retenu au Qatar depuis 3 ans.

Par Yüsra N. M'hiri

Jeudi 9 octobre 2014, des militants politiques et des activistes de la société civile ont pris part à une manifestation à la Kasbah, à Tunis, initiée par l'Union pour la Tunisie (UPT), pour appeler les autorités tunisiennes à intervenir auprès de leurs homologues du Qatar en faveur du journaliste tunisien, ancien directeur d'Al-Jazeera Children, et lui permettre de rentrer en Tunisie, puisque la justice qatarie n'a rien trouvé dans son dossier pouvant justifier son interdiction de quitter le territoire de ce pays.

Mahmoud Bouneb est aussi tête de liste de l'Union pour la Tunisie (UPT) pour les législatives du 26 octobre 2014 dans la circonscription ''Monde arabe et reste du monde''.

Les dirigeants de l'UPT étaient donc présents, parmi les manifestants et ont remis une lettre au chef du gouvernement provisoire demandant la libération du journaliste.

Saïda Garrache et Neji Bghouri, membres du Comité de défense de Mahmoud Bouneb, ont rencontré, pour leur part, Mongi Hamdi, ministre des Affaires étrangères, pour lui réitérer leur demande de libération du journaliste.

A l'issu de la rencontre, il a été convenu, que le Comité de défense se déplace la semaine prochaine au Qatar pour rencontrer les autorités qataries, mettre au clair cette affaire et essayer d'y trouver une issue positive.

Mobilisation-pour-Mahmoud-Bouneb

Mobilisation à la Kasbah pour la libération de Mahmoud Bouneb: Samir Ettaieb, secrétaire général d'Al-Massar et tête de liste de l'Union pour la Tunisie pour les législatives dans la circonscription de Tunis1, au 1er rang des manifestatnts.

Un premier voyage programmé pour le 24 juin 2014 n'a pu avoir lieu, parce que les autorités du Qatar ont refusé d'accorder des visas aux membres du comité de soutien.

On rappellera aussi que le président provisoire de la république, Moncef Marzouki, avait promis, en juillet 2014, d'intervenir auprès de ses «amis» du Qatar... S'il l'a fait, ses démarches n'ont pas abouti.

Les mauvaises langues prétendent, cependant, que M. Marzouki a préféré, à quelques semaines de la présidentielle à laquelle il s'est porté candidat, ne pas importuner ses amis et «employeurs» qataris. Le locataire du palais de Carthage n'est-il pas, en effet, l'un de auteurs du site électronique ''Aljazeera.net'', «pigés» à 350 dollars US l'article?

On peut trouver beaucoup de défauts à M. Marzouki, mais on ne peut pas dire qu'il n'a pas la reconnaissance du ventre.

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