Le onze national sera certes diminué pour croiser le fer, samedi, avec la formation de la Sierra Leone, au National Stadium de Freetown, mais décrocher les 3 points de cette confrontation en déplacement reste encore du domaine du possible.

 

L'espoir est permis de voir les Aigles de Carthage poursuivre, même si cela semble devoir être laborieux, leur parcours sans-faute dans la campagne des éliminatoires de la Coupe du monde de football Brésil-2014.

Pour les protégés du coach national Nabil Maâloul, le parcours dans cette compétition a été jusqu'ici irréprochable, avec un total de 9 points en 3 matchs arrachés contre la Sierra Leone, la Guinée Equatoriale et le Cap Vert.

Cette série heureuse offre aux Aigles de Carthage une confortable avance de 5 points sur leurs poursuivants immédiats.

Le Sierra Leone n'est pas au point

Face aux chances solides du team de Nabil Maâloul, l'on trouve chez les Sierra léonais quelques incertitudes peut-être irrattrapables, telle que le manque d'expérience de leur entraineur, l'irlandias Johnny McKinstry, 27 ans cette semaine, qui n'a jamais joué au ballon rond ni coaché au niveau professionnel. Sa nomination en avril, en remplacement du Suédois Lars-Olof Mattsson, avait d'ailleurs fait la une des journaux à travers le monde et suscité beaucoup de remous: l'Irlandais du nord, en effet, est un homme au CV «surprenant», comprenant simplement quelques petits coups d'essai chez les Castlereagh Colts et les Red Bulls de New York.

McKinstry n'aurait convaincu les décideurs du football sierra léonais que par ses services à la Fondation Craig Bellamy, cette académie de football ouverte par le joueur gallois Craig Douglas Bellamy en Sierra Leone.

Maâloul peut ainsi aborder le duel de samedi avec une bonne dose de sérénité: «Nous reviendrons de Freetown avec les trois de la victoire», déclare-t-il.

«Il est vrai que nos adversaires sont coriaces chez eux. Ils ont remporté presque tous leurs matchs à domicile. Leur style de jeu est anglais, avec ses balles longues. Et nous nous attendons à ce qu'ils tentent d'exploiter nos erreurs dans notre moitié de terrain», explique le lucide coach tunisien qui semble avoir trouvé la solution.

La réponse des Aigles de Carthage, selon Nabil Maâloul, consistera à empêcher les Sierra Léonais de développer leur jeu, de réussir à marquer les premiers et de couper hermétiquement les canaux défense-attaque sierra léonais.

Bref, les choses sont claires pour le manager tunisien.

Marwan Chahla

Source : Super Sport.