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Un enfant, admis pour une circoncision, quitte la clinique aveugle et paralysé

28

novembre

2014

à 12:15

Mohamed-Amine-erreur-medicaleMohamed Amine (2 ans), opéré dans une clinique aux Berges du Lac à Tunis pour une circoncision, perd la vue et l'usage de ses jambes.

Le drame remonte à juillet dernier, au 27e jour du mois de Ramadan. Après une bataille judiciaire avec les responsables de la clinique, Islam et Sami Ghandouri, parents de la victime, ont décidé de médiatiser l’affaire et de la porter devant la justice. Ils crient à l’erreur médicale, justifiant cette affirmation par une absence totale d’analyse préopératoire: «L’équipe médicale n’a effectué aucune analyse avant d'opérer. Et c’est probablement l'anesthésie qui est la cause du drame», a affirmé Sami Ghandouri.

Selon le père de l’enfant, l’opération a duré 3 heures – trop long pour une simple circoncision –, avant qu’un médecin ne le convoque pour l’informer que Mohamed Amine a été admis d'urgence en soins intensifs. «Il semble que votre enfant ait une maladie cardiaque, il a 2% de chance de survivre», a lancé le praticien aux parents.

Le père poursuit son récit: «Mon fils est resté 5 jours dans le coma et, à son réveil, il était incapable de parler ou bouger. Il a été victime d'une erreur médicale, car si les médecins avaient effectué les examens nécessaires, ils auraient pu éviter le drame».

Islam et Sami ont du vendre leurs biens (meubles et bijoux) pour payer 7.000 dinars, une partie des frais de l’hospitalisation. Après 2 mois d’acharnement médical, la clinique a décidé que l’enfant pouvait quitter l’établissement et demandé aux parents de régler 30.000 dinars.

«La facture totale s’élève à 50.000, mais les médecins vous font cadeau de leurs honoraires. Vous nous devez donc 30.000 dinars», leur a indiqué, sans ciller, le responsable financier de la clinique, qui refuse de reconnaitre sa responsabilité dans l’état de l’enfant.

Les parents dénoncent, également, le manque d’hygiène dans l’établissement sanitaire. Ils ont en effet remarqué que, durant l’hospitalisation de Mohamed Amine, des ouvriers peignaient les murs à l’intérieur même de la chambre de la réanimation.

«La peinture dégoulinait de partout, l’odeur était insupportable et notre enfant était alité et sous machine. Le pire c’est qu’un médecin, surpris par notre remarque, a répliqué que la peinture est un antiseptique… Il nous prenait pour des imbéciles. Au manque de professionnalisme s’ajoute l’inconscience. N’ont-ils pas fait le serment d’Hippocrate? Sont-ils là pour amasser de l’argent ou pour soigner des gens», s’est interrogé le père.

M. et Mme Ghandouri sont à bout et appellent à l’aide : «Amine est alité et survit grâce aux médicaments. Il a des crises de douleurs intenses et ne dort plus. S’il faut que nous passions sur un plateau télévisé, nous le ferons, mais de grâce, trouvons une solution pour soigner mon enfant», implore le père.

Y. N. M.

Illustration: Mme Ghandouri et son enfant (Ph. Al-Chourouk).

     

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