Crise en Tunisie : Controverse sur le comportement de la police pour disperser le sit-in du Bardo

29

juillet

2013

à 12:34

police sit in bardo 7 29Le ministère de l'Intérieur affirme ne pas avoir usé de la force pour disperser, aujourd'hui, à 3h du matin, une foule de 25.000 sit-inneurs rassemblés devant l'Assemblée nationale constituante (ANC). Qui a alors agressé les blessés graves transportés à l'hôpital?

Dans un communiqué rendu public, lundi 29 juillet, publié sur sa page officielle Facebook, le ministère de l'Intérieur affirme que ses troupes sont intervenus avec un rare professionnalisme pour disperser la foule dans le calme (sic !).

Les sit-inneurs ayant été dispersés «avec un rare professionnalisme» ont une tout autre version, notamment le député Noômane Fehri, transporté aux urgences de l'hôpital Charles Nicolle après des coups de matraque à la nuque, ou encore le militant du Front populaire Hamza Belhaj, qui a été renversé par un véhicule de la police lui causant des fractures aux jambes. A moins que ces manifestants se se soient infligés eux-mêmes ces blessures graves!?

Le député Mohamed Ali Nasri, a affirmé sur Shems FM qu'il a reçu des coups de matraque à l'épaule par les agents de Mohamed Imed Ghodhbani. Selon lui, ce haut cadre sécuritaire reçoit les instructions du chef du gouvernement Ali Larayedh et non du ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou.

Au moment de l'intervention, il y a eu des enregistrements et c'est Imed Dghij, membre des Ligues de la protection de la révolution (milices d'Ennahdha), qui l'a annoncé en personne. Et s'est félicité des moyens utilisés par les forces de l'ordre soutenus par l'armée pour protéger Ennahdha. 

Z. A.