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Tunisie : Des études supérieures à la carte

12

mars

2013

à 12:16

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Le 2e Salon des Etudes supérieures et de la Formation professionnelle était une occasion pour les étudiants de faire des rencontres fructueuses avec les acteurs du système éducatif, dans une ambiance à la fois joviale et instructive.

Par Yüsra N. M'hiri

Ce salon, tenu au siège de l'Utica à Tunis (8-10 mars), a constitué un espace de rencontres entre les acteurs du système éducatif et les étudiants tunisiens venus de toutes les régions, avides d'informations et d'opportunités, qui leur serviront de tremplin pour choisir la meilleure «destination estudiantine», celle qui leur assure un avenir plus propice à la réussite.

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Xavier Leroy, directeur du salon. 

L'événement a duré trois jours durant, dans un espace d'expositions, de rencontres et d'échange entre les différents acteurs de l'enseignement: conseillers pédagogiques, enseignants, inspecteurs, mais aussi jeunes chefs d'entreprises, étudiants, lycéens qui se cherchent encore et parents cherchant la meilleure orientation pour leurs enfants, enfin tous les acteurs et les décideurs qui, in fine, semblent savoir parfaitement ce qu'ils font, eux qui préparent la société tunisienne de demain.

«Ce salon est un évènement à part entière où chacun a sa chance, de par sa présence et l'information qui lui est communiquée. La Tunisie n'est pas en retrait et la diversité des universités est grande, mais il y a aussi des opportunités pour les jeunes Tunisiens au-delà des frontières, l'essentiel c'est de trouver une communication en adéquation avec les besoins des étudiants, en termes d'études et de formations», estime Xavier Leroy, directeur du salon.

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Les étudiants créent une ambiance festive avec la danse. 

S'informer, programmer, s'investir...

Plusieurs universités étrangères étaient représentées par les universitaires eux même, promouvant l'opportunité des études à l'étranger, dans des stands où l'on remarque un rassemblement important de jeunes. L'Italie, la Roumanie, les Etats- Unis, l'Espagne mais essentiellement le Canada. «Les visiteurs trouvent leurs comptes. Dans cette démarche de communication et d'orientation, nous facilitons la tâche aux personnes à la recherche d'autres approches pédagogiques via des études au Canada», explique Ridha Blel, fonctionnaire à l'ambassade canadienne en Tunisie.

Ghazi Abroug, conseiller principal d'orientation, issu de la première promo de conseillers sur les cinq existantes, estime que d'importants résultats sont attendus. D'abord, il s'agit d'approfondir les connaissances des participants en termes d'ouverture, d'organisation et de débouchés. Les facultés et universités sont nombreuses et diversifiées, il faudra juste que chacun étudie, et analyse son choix, en tenant compte de ses besoins, et de ses ambitions aussi. Et pour ce faire, un accompagnement en amont est nécessaire par l'approche du conseil et d'orientation durant la scolarité.

Cet accompagnement, beaucoup de jeunes sont venus le chercher, seul ou en groupe, mais aussi accompagnés de leurs parents. Le salon grouillait de monde et dans cette fourmilière bien organisée, une chorégraphie a surpris les visiteurs, forte de la sympathie et du dynamisme que dégagent les jeunes danseurs. La surprise passée, certains visiteurs se sont mis à danser avec les étudiants initiateurs de ce spectacle impromptu.

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Ghazi Abroug: "Un accompagnement en amont est nécessaire par l'approche du conseil et d'orientation durant la scolarité".

Porteur de flambeau

Les organisateurs du salon ont eu l'idée d'inviter des jeunes ayant réussi leur propre cursus universitaire pour orienter mais aussi encourager, voire peut être, passer les clés de leur propre réussite à leurs cadets.

Ahmed Sahraoui, 24 ans, papa d'un jeune garçon, est chef de projet. Il est manager de son entreprise: agence digitale et web marketing en Tunisie. Ahmed continue en parallèle ses études, car il veut aller loin et sa volonté débordante le lui permettra certainement.

Youssef Ben Zineb, à la tête de son entreprise familiale Sapa, société de production agricole et de protection de l'environnement, n'a pas hésité à se présenter pour encourager les plus jeunes et leur proposer son aide en conseils.

D'autres associations de jeunes étudiants, à vocation économique et pédagogique, à but non lucratif, comme Esier Junior, association de la grande école d'ingénieurs de Mejez El-Bab, aux stands dynamiques et colorés, ont par leur présence fait la promotion de leurs associations qui proposent des conseils et des services aux entreprises. Cela permet d'initier les étudiants au monde professionnel et de leur faire bénéficier d'expériences.

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Ridha Blel, à droite, au stand du Canada.

L'agriculture, les jeunes, et les opportunités

L'intérêt des étudiants pour les études agricoles est assez faible. En règle générale, le travail d'agriculteur a une image de labeur et de difficultés. Or, d'une part, le ministère de l'Agriculture a mis en avant des études simplifiées avec des méthodes nouvelles et attractives afin de valoriser ce métier.

Selon Hassine Sioud, directeur général de la formation d'agriculteurs au ministère, cette nouvelle méthode apporte une solution à l'emploi en Tunisie. Il évoquera en exemple, la récolte des olives qui a été rejetée par la plupart des jeunes diplômés. Or, estime-t-il, cela aurait tout de même constitué une démarche intéressante.

Les études agricoles sont ouvertes à quiconque et sur plusieurs volets. De plus, l'Etat subventionne les projets aussi bien des ingénieurs agricoles que des personnes ayant suivi de simples formations.

«La participation féminine à nos formations mettent en avant les qualités que nous connaissons chez la femme. Les femmes représentent d'ailleurs 60% du taux global de réussite. Elles sont les plus sérieuses et réussissent parfaitement dans ce domaine, que des hommes jugent laborieux», conclura M. Sioud.

Certains jeunes visiteurs sont venus noter les bonnes pistes. Amel B., 21 ans, suit des études en commerce, mais elle ne souhaite pas rester au pays. «En Tunisie, cela ne sert plus à rien de rester, la vie est trop dure, les études laborieuses, pas d'emplois, alors je ne sais pas si c'est en France ou au Canada que j'irais, mais je souhaite m'inscrire dans une université étrangère, j'aurais ainsi une ''harga'' gratuite, discrète et honnête», avoue Amel, sur un ton désenchanté qui contraste avec son jeune âge.

Saliha M., quant a elle, préfère rester au pays. De parents agriculteurs, elle souhaite suivre une formation en apiculture et aider sa famille: «Dans deux ans, je pourrais avoir l'aide de l'Etat, acheter de l'équipement dernier cri, facile à utiliser, et je ferais travailler mes cousins et cousines dans mon entreprise. Je deviendrai par la suite professeur, si je le peux, car il est important d'enseigner et d'aider la jeunesse venue de toutes régions», dit-elle, emportée par ses rêves.

La modernisation de l'école par les nouvelles technologies est aujourd'hui plus que nécessaire, c'est une solution qui pourrait renforcer l'égalité des chances et la réussite scolaire de l'élève issue de toute catégorie et de tout niveau social.

En attendant le salon présidé par M. Le Roy fut une réussite par sa diversité et tous les échanges auxquels il a donné lieu.

     

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