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Tunisie. Qui a osé qualifier Marzouki de voyou?

24

avril

2012

à 23:09

«Un voyou à la tête de la Tunisie?» Le titre est peu tendre à l’égard de Moncef Marzouki, qui n’a pas hésité à sommer le président syrien Bachar El-Assad de partir.


L’article, signé par Louis Denghien, et publié par un journal en ligne syrien pro-gouvernemental ‘‘Info-Syrie’’, est une réaction violente aux déclarations du président de la république à propos de la situation en Syrie. «Tu partiras d’une manière ou d’une autre. Tu partiras mort ou tu partiras vivant, et c’est mieux pour toi et ta famille de partir vivants», a dit Marzouki dans un entretien accordé au quotidien londonien ‘‘Al-Hayat’’, en marge de sa min-tournée dans les pays du Golfe, qui l’a mené au Qatar et au Koweït. Et d’enchaîner : «Si tu as décidé de partir mort, cela veut dire que tu auras causé la mort de dizaines de milliers d’innocents. Assez d’effusion de sang!». Louis Denghien qualifie cette «dialectique» d’«empruntée à un capo mafieux ou à un de ses hommes de main filmé par Scorcese ou Coppola».

L’enfant naturel du «couple» Hamad-Erdogan

«L’émir du Qatar et le Premier ministre turc semblent avoir fait un enfant ensemble: il s’appelle Moncef Marzouki et est président de la Tunisie», écrit encore notre confrère.

Louis Denghien qui estime que la «Tunisie en danger de qatarisation» (sic!), se demande «quelle mouche islamiste dure a piqué le président tunisien». Et répond: «A vrai dire, les mouches peuvent venir du Qatar, infatigable et généreux trésorier de toutes les subversions sunnites radicales à travers le monde arabe. Doha s’est fait la main sur la Libye, et essaye de pousser ses pions partout dans l’arc arabo-musulman. Via les Frères musulmans, l’émirat-scélérat dispose d’une influence très disproportionnée par rapport à son équation démographique et territoriale. Mais la ‘‘mouche’’ peut être autochtone: on sait que ce sont les islamistes locaux, les hommes de l’Ennahdha, qui ont raflé la mise électorale en Tunisie en capitalisant sur le despotisme, la corruption et les injustices sociales de l’ami de l’Occident Ben Ali. Et depuis, fort de leurs succès et de leur position ultra-dominante à l’Assemblée constituante, les islamistes s’efforcent de mettre la très occidentalisée Tunisie à l’heure de Ryad, plus encore que de La Mecque.»

L’obligé d’Ennahdha

Mais que fait Marzouki, «qui s’était bâti, du temps de Ben Ali, une image d’opposant laïc et démocratique», dans ces manœuvres islamo-fondamentalistes? Réponse: il «s’est adapté aux temps nouveaux, au point de se faire élire président de la République tunisienne avec l’appui officiel d’Ennahdha. Du coup, il semble avoir adopté la vision du monde arabo-musulman d’Erdogan et de l’émir Hamad, et rivalise désormais d’agressivité et d’hostilité à l’égard de la Syrie, pourtant restée laïque, elle. Le voisin libyen étant déjà gouverné – pour le moment  par d’autres obligés du Qatar (et de l’Otan), l’Egypte étant sous pression islamo-salafiste, il y a de quoi s’inquiéter pour la stabilité et les libertés des habitants de la région.»

I. B.

   
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