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Farhat Rajhi jette un pavé dans la mare… de la révolution tunisienne

5

mai

2011

à 19:52

L’ancien ministre de l’Intérieur a déclenché une vive polémique en parlant d’un complot des forces contre-révolutionnaires à l’œuvre au sein du gouvernement provisoire, manipulé par Kamel Eltaïef, l’ancien ami intime de Ben Ali.


Ce franc-tireur, magistrat de formation, qui a occupé le poste de ministre de l’Intérieur du 27 janvier au 28 mars, a expliqué aux Tunisiens, dans une interview volée et diffusée sur Facebook avant sa mise en ligne sur le site d’information ‘‘Nour Press’’, qu’il n’y a pas eu de révolution… mais une simple révolte.
Selon lui, les partisans de l’ex-président Ben Ali risquent de provoquer un coup d’Etat si le parti islamiste tunisien remporte les prochaines élections. «Si Ennahdha prend le pouvoir, il y aura un coup d’Etat», a-t-il affirmé. «Les gens de la région du Sahel ne sont pas disposés à céder le pouvoir et si les élections ne vont pas dans leur sens, il y aura un coup d’Etat», a-t-il souligné.
«Les gens du Sahel» sont les habitants de la région traditionnellement associée à l’ancien parti au pouvoir, et qui a pour épicentre la ville de Sousse, le fief du pouvoir depuis l’indépendance du pays d’où sont issus les deux premiers présidents Bourguiba et Ben Ali et tous les Premiers ministres jusqu’au Tunisois Béji Caïd Essebsi, actuellement en poste. Selon M. Rajhi, ce dernier serait un menteur, tandis que le général Rachid Ammar, héros de la révolution, aurait surtout comme objectif de défendre les intérêts des Sahéliens et Kamel Eltaïef, l’ancien ami intime de Ben Ali, serait l’éminence grise de ceux qui œuvrent dans l’ombre à la contre-révolution.
En s’exprimant ainsi, l’ex-ministre apporte de l’eau au moulin du parti islamiste Ennahdha, au moment où ce dernier commençait à perdre de sa crédibilité. Ses déclarations ont aussitôt provoqué des manifestations contre le gouvernement provisoire un peu partout dans le pays, tandis que le gouvernement, par la voix de Moez Sinaoui, son porte-parole, et Kamel Eltaïef, déclaraient leur indignation et se réservaient le droit d’engager des poursuites.
À quelques mois de l’élection d’une assemblée constituante, prévue le 24 juillet, le processus démocratique tunisien ne pouvait être mieux desservi. La polémique qui enfle autour de ce sujet n’est pas de nature à créer une atmosphère de confiance et sérénité nécessaire au succès de la prochaine élection.

I. B.

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