Présidentielle: Mohamed Frikha veut rendre à Tataouine ce qui lui appartient

12

novembre

2014

à 12:19

Mohamed-Frikha-a-Tataouine«Tataouine a le droit de profiter de ses ressources naturelles comme le reste des régions», a souligné Mohamed Frikha, candidat indépendant à la présidentielle.

L’homme d’affaires (Telnet, Syphax Airlines), en lice pour la présidentielle du 23 novembre 2014, s’est rendu, mardi 11 novembre 2014, à Tataouine, dans le cadre de sa campagne électorale.

Dans une région dont la principale ressource est le pétrole exploité par des entreprises étrangères et où une bonne partie de population, notamment les jeunes, se plaignent du chômage ou de la faiblesse des revenus, M. Frikha a insisté sur la nécessité de trouver un mécanisme permettant à la région de disposer d'une partie de ses ressources et d'améliorer, ainsi, les indicateurs d'emploi et la qualité de vie des habitants.

Cette proposition rappelle celle faite en 2011 par Moncef Marzouki aux habitants du bassin minier de Gafsa, quand il leur a promis d’oeuvrer pour que 20% des recettes du phosphate bénéficient à la région. Trois ans après, les habitants de Gafsa attendent toujours la mise en oeuvre de cette proposition. Et ils vont encore attendre longtemps. M. Marzouki, quant à lui, candidat à sa propre succession, est passé à d’autres promesses. Tant qu’à faire...

M. Frikha a également mis l'accent, au cours de sa visite à Tataouine, sur le développement de l'infrastructure routière, le raccordement au réseau d'eau potable et l'amélioration des services de santé, secteurs où la région enregistre des insuffisances criardes.

Pour accélérer le développement du gouvernorat de Tataouine, longtemps délaissé par les planificateurs de Tunis, M. Frikha a préconisé la mise en place d’industries électroniques à fort potentiel technologique, la création d'une zone de libre échange avec la Libye voisine et la valorisation des matières premières que recèlent la région, comme le sable siliceux.

Il a aussi promis aux habitants de Tataouine, qu'il visite pour la première fois (il était temps !), d'œuvrer, une fois élu, en vue d'améliorer les conditions de vie dans cette région frontalière avec la Libye.

I. B. (avec Tap).