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Tunisie-Politique: Un dangereux pyromane appelé Abderraouf Ayadi

9

janvier

2014

à 16:58

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Quelle mouche a piqué le député Abderraouf Ayadi pour distribuer, mercredi après-midi, aux députés, de vieilles caricatures du prophète Mohamed, provoquant ainsi une tempête à l'Assemblée nationale constituante (ANC)? VIDEO. 

Par Zohra Abid

Abderraouf Ayadi, leader du parti Wafa (droite conservatrice), a-t-il cherché à perturber les travaux de l'Assemblée, lors de la séance plénière du mercredi après-midi, et à détourner l'attention des députés de leur mission du jour, à savoir l'élection des 9 membres de l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), en leur faisant distribuer des copies de vieilles caricatures du prophète de l'islam tirées d'un vague compte Facebook?

Une tempête dans une «cage aux fous»

Les vieilles caricatures ont suscité, on l'imagine, un tel émoi, sincère ou théâtral, parmi les députés que les travaux de l'Assemblée ont été suspendus. On a même vu un député, Aymen Zouaghi, du mouvement Al-Mahabba (ancien Al-Âridha), pleurer à chaudes larmes et ses collègues en train de le consoler. Il était, a-t-on dit, affecté jusqu'aux larmes par l'offense faite au prophète. On peut toujours le croire, d'autant que cela se passait devant les caméras de la télévision nationale et que tout ce beau monde est en campagne électorale permanente.

Les réactions outrées de certains députés ont aussi contraint le président de l'ANC, Mustapha Ben Jaâfar, qui ne refuse rien aux islamistes, à promettre une enquête pour démasquer et sanctionner les auteurs d'un tel acte ignoble.

Le diviseur des Tunisiens

M. Ayadi et sa bande d'islamo-conservateurs ont exhibé les vieilles caricatures pour montrer à quel extrême pouvait mener la liberté de conscience, de pensée et d'expression, instituée dans le texte de la Constitution.

Ils ont voulu aussi dénoncer l'adoption, deux jours auparavant, d'un article pénalisant le «takfir», c'est-à-dire l'accusation d'apostasie et de mécréance, que lancent souvent les islamistes à leurs adversaires politiques, les démocrates progressistes, accusation qui équivaut, on le sait, à un appel au meurtre. Feu Chokri Belaïd, pour ne citer que cet exemple récent, en a fait l'expérience au prix de sa vie.

Abderraouf Ayadi, qui se positionne à droite du parti islamiste Ennahdha, est un fervent défenseur du jihad, de l'organisation terroriste Ansar Charia et des Ligues de protection de la révolution (LPR), milices violentes au service d'Ennahdha.
Il rejette tout dialogue avec l'opposition et défend des positions hostiles au «dialogue national», qu'il cherche à torpiller par tous les moyens.

Il a encore montré, par ce nouvel acte de diversion, qu'il est un ennemi de la démocratie voire un dangereux pyromane qui cherche à diviser les Tunisiens et à les opposer les uns aux autres.

Bref, M. Ayadi est un jihadiste qui n'a pas le courage d'aller jusqu'au bout de ses idées et qui essaie de transformer l'Assemblée constituante en un champ de guerre entre musulmans et mécréants.

     

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