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Tunisie : "Affaire Chiboub-Caïd Essebsi": une tempête dans un verre d'eau

13

juin

2013

à 16:24

caid essebsi chiboub 6 13

Dans la vraie fausse «affaire Chiboub-Caïd Essebsi», Nawaat n'a présenté que 10% des faits, ce qui donne une version complètement faussée de l'opération de transfert des actions de Slim Chiboub dans la société Voyageur à... l'Etat tunisien.

Par Imed Bahri

C'est ce qu'ont expliqué, à Mosaïque FM, Ridha Belhaj, le directeur exécutif de Nida Tounes, parti dirigé par Béji Caïd Essebsi, et Slim Chiboub, l'autre protagoniste de cette vraie fausse affaire.

L'argent confisqué à Chiboub est revenu à l'Etat tunisien

Selon Slim Chiboub, le gouvernement de Béji Caïd Essebsi n'a pas seulement appliqué, dans la transparence et la légalité, le décret loi relatif à la confiscation des biens de l'ancien clan de Ben Ali, «mais il a fait du zèle». Et d'expliquer: «Je possédais 10% de Voyageur Oil & Gas. Mes parts dans cette société offshore ont été confisquées par l'Etat tunisien conformément à la loi. Et c'est pour cette raison que le gouvernement tunisien a insisté pour que la cession de ces 10% à l'entreprise américaine Andarko BEKS, via sa filiale tunisienne créée à cet effet Andarko Beks Tunisia Company, se fasse en Tunisie afin que l'argent reste dans le pays. C'est ce qui s'est passé. Je n'ai rien pris ni donné. Ni à M. Caïd Essebsi ni à personne.» Et Slim Chiboub de déplorer cette fausse affaire qui cherche, selon lui, à nuire à l'image de Béji Caïd Essebsi. Mais tout en soulignant son respect pour le site Nawaat, il a déclaré aussi qu'il s'agit là d'une campagne orchestrée contre M. Caïd Essebsi et, indirectement, contre son parti, Nida Tounes, qui monte dans les sondages.

Ridha Belhaj, qui intervenait dans la même radio, a expliqué, pour sa part, que la gestion des affaires publiques durant la période où M. Caïd Essebsi assurait la présidence du gouvernement provisoire (mars-décembre 2011), tous les dossiers étaient gérés de manière transparente. Et cela est valable pour les dossiers relatifs aux biens et avoirs confisqués de l'ancien clan au pouvoir.

Une tempête dans un verre d'eau

Selon M. Belhaj, la société Voyageur Oil & Gas, dont Slim Chiboub possédait 10% du capital, disposait d'un permis d'exploration de pétrole dans le sud tunisien. Les transferts des autorisations et des participations des sociétés étrangères impliquées dans le secteur pétrolier en Tunisie sont soumis à l'acceptation d'une commission nationale où la plupart des ministères sont représentés (Industrie, Finance, Intérieur, Défense, etc.).

La commission n'a pas manqué de constater que la société Voyageur Oil & Gas, qui allait céder ses parts dans le champ pétrolier tunisien à Andarko Beks, comptait parmi ses actionnaires Slim Chiboub. Elle a alors sollicité l'avis de la Commission nationale de confiscation. Celle-ci a donné son aval pour l'opération de cession tout en insistant pour que le montant de la vente, concernant les 10% devenus propriété de l'Etat tunisien, soit versés dans un compte bancaire appartenant à l'Etat tunisien. Et c'est ce qui s'est passé. Andarko Beks a pu racheter les parts de la société Voyageur Oil & Gas et les parts du gouvernement tunisien dans le capital de celle-ci ont finalement été récupérés.

«La signature de M. Caïd Essebsi qui a avalisé toute l'opération est purement formelle et exigée par les procédures administratives», a souligné Ridha Belhaj, ajoutant que Me Slaheddine Caïd Essebsi, dont le nom a été mêlé à cette affaire, est le conseiller juridique de la société américaine Andarko BEKS depuis de nombreuses années. Son cabinet d'affaires est d'ailleurs l'un des trois cabinets tunisiens spécialisés dans les questions de l'exploitation pétrolière.

«Toutes les procédures de la cession ont été effectuées avec la société américaine et à son nom, et Me Slaheddine Caïd Essebsi n'y a pas été associé directement», a encore tenu à préciser Ridha Belhaj.

Selon le secrétaire exécutif de Nida Tounes, ni Béji Caïd Essebsi ni son parti, qui ont été la cible de cette manoeuvre de désinformation, ne vont poursuivre en justice le site Nawaat pour diffamation ou diffusion de fausses nouvelles.

«Nawaat n'a publié que 10% des éléments du dossier. Nous mettons à sa disposition les 90% autres qui lui manquaient afin d'éclairer l'opinion publique», s'est contenté d'expliquer M. Belhaj.

Reste à savoir si Nawaat compte compléter son investigation, ou en rester là. Et si, dans ce cas, le clan Caïd Essebsi – et tous les autres responsables cités dans cette vraie fausse affaire* – ne vont pas se résigner à saisir la justice.

* Abdelaziz Rassaâ (ancien ministre de l'Industrie du gouvernement Béji Caid Essebsi); Rachid Ben Dali (actuel directeur général de l'énergie au ministère de l'Industrie); Mohamed Akrout (actuel Pdg de l'Etap); Khaled Gaddour (vice-directeur général de l'Etap) et les membres du conseil consultatif des hydrocarbures.

     

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