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Tunisie : Al-Qotb appelle à l'union des forces démocratiques et progressistes

1

avril

2013

à 15:52

Meeting parti Al-Qotb Tunisie

Mettre fin à l'éparpillement des forces progressistes et de la gauche et se rassembler autour d'un programme social, économique et politique concret est aujourd'hui une nécessité voire une urgence, afin d'être prêts aux prochaines élections.

Par Zohra Abid

Tel est, en tout cas, l'objectif du parti Al-Qotb ou Pôle démocratique et progressiste. Le coordinateur général de ce parti, Riadh Ben Fadhel, qui parlait, lors d'un meeting organisé vendredi au palais des Congrès de Tunis, a souligné la nécessité d'éviter l'émiettement, de tirer des leçons des élections du 23 octobre 2011 ayant conduit à l'échec de la gauche et d'être, surtout, à la hauteur des attentes du peuple dans toutes les régions.

Se serrer les rangs

Ce même discours a été véhiculé, lors de deux autres meetings organisés, le lendemain à la maison de la culture Ibn Mandhour à Gafsa (sud-ouest) et, dimanche, à la salle des fêtes de la municipalité de Sfax (sud-est).

Riadh Ben Fadhl plaide pour un front des forces démocratiques

En présence de plusieurs dirigeants politiques, ambassadeurs accrédités en Tunisie, notamment ceux de la Russie et de Venezuela et plusieurs invités de la Palestine et d'ailleurs, Riadh Ben Fadhel a présenté la feuille de route d'une gauche unie, capable de faire front aux autres forces œuvrant «inlassablement» à la confiscation du pouvoir.

«Nous le savons tous que le mouvement Ennahdha a tiré sa force des faiblesses et de l'émiettement de la gauche et des forces démocratiques. Nul ne peut fermer les yeux sur ce constat qui a conduit à l'échec des élections du 23 octobre 2011, où nous nous sommes pris en retard», a expliqué M. Ben Fadhel.

Tout en reconnaissant que la gauche n'a pris les choses au sérieux que deux mois avant les élections, alors que les adversaires étaient déjà bien structurés, M. Ben Fadhel a estimé que l'espoir est encore permis. Il faut, cependant, que les démocrates essaient, à leur tour, de tirer leur force des faiblesses des partis au pouvoir et de leur incapacité à gérer les affaires de l'Etat. Selon lui, cela est possible. C'est, en tout cas, une carte à jouer.

Pour cela, «il faut constituer rapidement une force alternative, consolider des liens avec le Front populaire et aller de l'avant avec un programme social et économique précis et des idées claires, capable de répondre aux aspirations du peuple, de parachever les objectifs de la révolution et de permettre ainsi à la gauche de gagner les prochaines élections», a encore expliqué M. Ben Fadhel, estimant que celles-ci «n'auront lieu que vers le printemps 2014».

M. Ben Fadhel considère Al-Qotb comme une nouvelle force sur l'échiquier politique tunisien, capable de servir de trait d'union entre toutes les forces progressistes et de gauche.

Evoquant ensuite les caractéristiques de son parti, le coordinateur général d'Al-Qotb, a précisé: «Nous optons pour un mode d'organisation moderne, fondé sur les relations horizontales entre les différentes structures, pour une culture arabo-islamique éclairée, pour la préservation des acquis sociaux, pour la lutte sociale, syndicale, féministe et culturelle tunisienne fondée sur la liberté, la dignité et la justice sociale».

Un public de militants et de représentants de partis de gauche

Une bataille à mener ensemble

Abdelaziz Ayari, représentant du Parti des patriotes démocrates unifié (Watad) et du Front populaire, a passé en revue, pour sa part, les différentes déclarations de Chokri Belaïd, la veille de son assassinat, le 6 février dernier, appelant à l'union des forces démocratiques. «Le martyr a appelé à la restructuration de la gauche, à la formation d'un front national démocratique pour renverser la donne et à se serrer les rangs pour gagner la bataille ensemble et répondre aux aspirations du peuple à la dignité, au droit au travail et à la liberté», a expliqué M. Ayari.

Selon un autre orateur, représentant du Parti républicain (Al-Jomhouri), la situation actuelle est telle qu'il faut s'unir pour sauver le pays. «Face à la cherté de la vie, les libertés menacées, les dépassements du parti au pouvoir qui cherche à diviser le pays et à créer une fracture sociale, il faut nous souder pour espérer sauver le pays de l'effondrement», a encore indiqué M. Ayari.

Enchainant dans le même ordre d'idées, Jawhar Ben M'Barek, coordinateur du réseau Doustourna, a souligné aux médias que la mère des batailles, aujourd'hui, c'est l'achèvement de la rédaction, au plus vite, de la constitution. Celle-ci «doit être conforme aux aspirations de tous les Tunisiens et pas seulement conforme à celles d'un seul parti», Ennahdha en l'occurrence, qui domine l'Assemblée nationale constituante (Anc).

Pour cela, a-t-il martelé, et pour éviter qu'une force politique n'impose son dictat sur toutes les autres et fasse passer son projet de société sectaire et passéiste, rien ne vaut l'union des forces démocratiques dans le front le plus large possible. C'est ce à quoi travaille aujourd'hui Al-Qotb et les autres partis progressistes.

     

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