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Décès de Tarak Mekki, un électron libre sur la scène politique tunisienne

31

décembre

2012

à 11:50

L'homme d'affaires et homme politique est décédé lundi à l'aube dans son domicile à Hammamet. Son corps a été transporté à l'hôpital de Nabeul où une autopsie devrait déterminer les causes exactes de sa mort.

Cet ancien opposant à Ben Ali, qui postait des vidéos à partir du Canada où il résidait pour critiquer le régime dictatorial et proposait même sa candidature à la présidence de la république, est rentré en Tunisie au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011. Il a participé à la vie politique post-révolution comme un électron libre, évitant d'intégrer les partis en place, s'illustrant par sa liberté de ton et son attachement aux principes républicains. Ses crtiques du parti islamiste Ennahdha au pouvoir ne passaient pas non plus inaperçues.

Tarak Mekki est né le 27 juin 1958 à El Menzah I, à Tunis, au sein d'une famille aisée (son père Abderraouf Mekki était fonctionnaire puis homme d'affaires). Après des études secondaires aux lycées tunisois de la Rue de Marseille, Khaznadar, Bab el Khadra et des Pères Blancs, il obtient son baccalauréat et entame des études en droit qu'il interrompt pour se lancer dans les affaires immobilières, les travaux de construction en continuation des affaires gérées par son père. Dans les années 1991, il crée une usine de textiles.

En 2004, après avoir été approché par le clan des Trabelsi pour partager les bénéfices de ses affaires, il dit avoir préféré quitter la Tunisie vers le Canada et s'installer à Montréal. A partir de 2007, il a commencé à exprimer publiquement son opposition à l'ex-président Ben Ali et à dénoncer la corruption du régime et les dérives du système judiciaire. Il est l'un des rares opposants à avoir demandé la destitution immédiate de Ben Ali, la fin de son régime et sa traduction devant une juridiction internationale pour corruption et actes de torture.

Ses discours, diffusés via Internet, appelaient à la fondation d'une deuxième république en Tunisie qu'il considérait comme la seule alternative possible à l'ancien régime. Son site est suspendu en juillet 2009 et son compte Facebook désactivé. Un autre blog a cependant continue de diffuser ses vidéos.

L'équipe de Tarak Mekki a produit une série de sketchs politiques intitulé ''Mille et une nuits'', dénigrant le président Ben Ali, son épouse Leïla Ben Ali de même que les membres de la belle famille de l'ex-président, en particulier son beau-frère Belhassen Trabelsi, aujourd'hui exilé lui-même au Canada.

À partir de juin 2008, les discours de Mekki sont diffusés sur Dailymotion et YouTube ainsi que sur un canal du satellite Nilesat chaque lundi soir en Tunisie.

En octobre 2008, il annonce dans une vidéo qu'il ne sera pas candidat aux élections présidentielles tunisiennes, dont celle de 2009, tant que le président actuel serait au pouvoir; ces élections, comme toutes les précédentes, seraient des «falsifications» selon lui.

L'étoile de Mekki a cependant cessé de briller au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011, qui a libéré toutes les langues et propulsé des nombreuses autres personnalités politiques sur les devants de la scène.

I. B.

     

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