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Tunisie. La conférence nationale sur l’information fait pschitt!

27

avril

2012

à 18:40

«Le gouvernement actuel ne veut pas transformer les médias en un nouvel outil de propagande au service du pouvoir», a souligné le ministre de la Justice Noureddine B’hiri.


«Nous optons pour la rupture totale avec l’ancien système», a ajouté M. Bhiri, en réponse aux voix qui s’élèvent, au sein du secteur des médias, pour accuser le gouvernement Hamadi Jebali de recycler l’ancien système de la propagande de Ben Ali et de recourir aux services de certaine figures de proue de ce système.

Sihem Bensedrine, militante des droits de l’homme et fondatrice de radio Kalima, l’a dit sans ambages, lors de la séance d’ouverture, vendredi matin, au bardo, de la Consultation nationale sur le cadre législatif du secteur de l’information, avant de quitter la salle, ainsi que beaucoup d’autres invités, pour protester contre la présence de nombreuses figures de la propagande de Ben Ali aux premières rangées.

Lever toute équivoque, mais sur quoi?

Ennahdha prend donc les personnes qui ont construit (ou servi) le système de propagande de Ben Ali pour… réformer le secteur de l’information dans le pays. Cela ne gêne pas outre mesure M. Bhiri…

«Il est du devoir des professionnels des médias aujourd’hui de lever toute équivoque sur les dépassements qui peuvent survenir et d’avertir tout aussi bien sur les aspects négatifs que positifs», a expliqué le ministre de la Justice, qui présidait, vendredi, l’ouverture de la conférence, au nom du chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali. M. Bhiri a précisé: «Nous ne souhaitons pas monopoliser la réforme du secteur. Si c’était le cas, nous aurions pu nous contenter de présenter nos propositions concernant le secteur de l’information à l’Assemblée nationale constituante (Anc) pour leur adoption». Ce qui, bien entendu, aurait été interprété comme une volonté de passage en force du gouvernement pour imposer définitivement sa mainmise sur un secteur qui refuse de se soumettre de nouveau aux désidératas du pouvoir exécutif, après s’en être définitivement émancipé le 14 janvier 2011.

Le gouvernement a opté pour «le meilleur choix et le plus difficile, le choix participatif» qui permet à toutes les structures concernées «d’émettre leur avis sur cette question sensible», a expliqué M. Bhiri.

Evoquant la couverture par les médias des activités du gouvernement, Noureddine B’hiri a estimé qu’«il n’y a rien d’étonnant à demander aux médias de garantir le droit du peuple d’être informé des activités du gouvernement que ce soit positivement ou négativement. Nous ne voulons rien de plus».

«Tout changement ou maintien dans le contenu des décrets lois n° 115 et 116 doit appuyer la liberté des médias et non pas la limiter», a-t-il commenté.

Le gouvernement veut noyer le poisson e la réforme

Les deux décrets lois en questions, relatifs respectivement au nouveau Code de la presse et à la Haute autorité indépendante de la communication audio-visuelle (Haica). Ils ont été promulgués par l’ex-gouvernement et publiés sur le Journal officiel de la république tunisienne (Jort), mais le gouvernement Jebali a refusé de les mettre en œuvre. Peut-être parce qu’ils risquent de libérer totalement les médias de l’emprise directe du pouvoir exécutif. Et cela, M. Jebali et son entourage d’Ennahdha, ne voudraient pas en entendre parler. A quelques mois d’un rendez-vous électoral important, des médias trop émancipés risquent, en effet, de ne pas faire l’affaire du parti islamiste tunisien.

La conférence ouverte aujourd’hui, et qui a été marquée par le boycott de la plupart des organisations professionnelles, n’aurait peut-être d’autre utilité, aux yeux de gens de la Kasbah, que de noyer le poisson de la réforme dans la volonté de mainmise sur le levier du pouvoir au sein des médias.

Imed Bahri (avec Tap).

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