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La stratégie de développement de la Banque Africaine pour la Tunisie

26

avril

2012

à 07:40

La Bad va continuer à encourager les investissements dans les infrastructures, tout en finançant les projets relatifs aux secteurs sociaux et de la santé notamment en faveur des régions les plus défavorisées.

Par Maher Gordah


La révolution de janvier 2011, qui a conduit à la chute du régime de Ben Ali, a profondément et durablement changé le contexte et le contenu des opérations des bailleurs de fonds institutionnels et partenaires de la Tunisie en matière de développement.

Selon la Banque africaine de développement (Bad), ses interventions futures doivent être suffisamment souples pour s’adapter aux éventuels changements qui se produiront dans les prochaines années, notamment sur le plan institutionnel, et doivent également être guidées par la recherche de l’efficacité en termes d’instruments utilisés par la Banque dans le but de maximiser son impact sur l’emploi plus particulièrement.

Le président Marzouki reçoit Donald Kaberuka, président de la Bad.

Des fonds pour mener la «Stratégie de Jasmin»

Comme le contexte actuel ne remet pas fondamentalement en question l’établissement d’un nouveau modèle de croissance durable, la Bad a continué à encourager et à inciter les investissements sur le long terme des infrastructures, mais aussi à financer les projets relatifs aux secteurs sociaux et de la santé notamment en faveur des régions les plus défavorisées.

Partant du constat selon lequel les actions à entreprendre ont été identifiées, la Bad estime que le défi pour les autorités tunisiennes est de recueillir des fonds pour mener à bien ce qu’elle nomme la «Stratégie de Jasmin».

En conséquence, la stratégie de la Bad pour l’année 2012-2013 s’appuiera sur deux piliers fondamentaux à savoir favoriser la croissance et la transition économique dans un premier temps; puis aider à mettre en œuvre des stratégies de réduction des disparités régionales, encore frappantes en Tunisie.

En quoi consiste donc cette stratégie?

Compte tenu de l’incertitude de l’actuelle période en matière économique, une approche souple devrait être adoptée, basée sur un dialogue constant et un examen régulier des options d’intervention et priorités stratégiques. Ainsi, la Banque a mis l’accent sur une stratégie intérimaire, qui va dans le sens de la politique gouvernementale en matière de développement pour la période actuelle, tout en formulant à long terme des orientations stratégiques.

Ceci se traduit par l’adoption d’une stratégie flexible qui peut s’ajuster à l’évolution du contexte du pays par la prise en compte de l’impact des chocs à la fois externes et internes sur la stabilité de l’équilibre macroéconomique du pays. De plus, les observations indiquent que la Bad continue à se préoccuper des besoins du secteur privé en continuant à lui allouer des ressources spécifiques.

 

Siège provisoire de la Bad à Tunis.

Expertise, coordination, transparence et meilleure utilisation des ressources

La méthode adoptée par la Banque consistera à:

- sélectionner des projets qui devraient être fondés sur un ensemble d’indicateurs en adéquation avec les objectifs de la révolution. Ces indicateurs doivent mettre en évidence l’impact sur le revenu, l’emploi (à la fois direct et indirect), la réduction de la pauvreté et les inégalités régionales;

- la mise en œuvre d’une stratégie institutionnelle qui devrait être soutenue par des études visant à identifier et à améliorer les connaissances relatives aux  besoins sociaux à satisfaire. Une liste potentielle et identifiée des études économiques et sectorielles avec le concours des divers ministères concernés sera prévue. La Bad s’engage à accompagner la Tunisie tout au long de cette période transitoire en apportant son expertise dans le but d’éclairer les autorités publiques dans leurs choix stratégiques et les réformes structurelles à mener;

- la recherche de l’effet de levier devrait systématiquement conduire à la recherche d’une meilleure coordination des activités de la Banque avec les autres bailleurs de fonds, en particulier concernant les projets sociaux. En outre, les partenaires privés devraient être sollicités pour l’étude et le développement des infrastructures dans les régions les plus défavorisées du pays. La Bad s’efforcera de mobiliser des ressources provenant entre autres du Fonds mondial pour l’environnement;

- promouvoir la transparence, c’est-à-dire faire participer la société civile aux divers projets qui se mettront en œuvre. Cela se traduira par i- la consultation de certains membres de la société civile lors de l’identification et la conception des opérations de la Banque; ii- le développement des mécanismes pour soutenir la société civile à la fois techniquement et financièrement, et iii- permettre à cette même société civile de s’impliquer davantage dans l’évaluation des activités liées à la Banque de développement;

- la mise en forme d’une certaine forme de visibilité concernant les projets en cours. Cela se traduit par une communication plus accrue sur les opérations de la Banque avec les divers bénéficiaires et de manière plus large avec toutes les parties prenantes. À cet égard, des séances de discussion seront organisées pour pouvoir présenter les actions de la Bad et sa stratégie avec la participation des membres de la société civile.

Signature d'accords entre la Bad et le ministère tunisien de l'Investissement et de la Coopération internationale.

Enfin, la Banque mise sur ce qu’elle qualifie comme créativité dans sa fonction de bailleur. A titre d’exemple, la possibilité de financer des entreprises d’État, ce qui n’est pas le cas jusqu’au jour d’aujourd’hui, par le biais d'une combinaison de financement souverain et non souverain.

En résumé, la feuille de route de la Bad consiste à diffuser au maximum une forme de transparence dans les décisions publiques mais aussi promouvoir des règles d’une concurrence saine, et un accès libre à l’information par le public, qui sont des préalables essentiels d’une part à une démocratie stable et ouverte sur l’extérieur et d’autre part, à une meilleure gouvernance publique, c’est-à-dire une meilleure utilisation des ressources.

   
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