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Marzouki ou la fin d'un «président» instable, irresponsable et factieux

24

décembre

2014

à 09:06

Marzouki-Ariana-Banniere

Après que Ghannouchi ait lâché sa marionnette, celle-ci se rebiffe, et tel le coucou, Marzouki veut faire son nid dans celui de son marionnettiste

Par Rachid Barnat

On est atterré par le discours de Moncef Marzouki à ses troupes, mardi 23 décembre 2014, à l'Ariana. On avait déjà peu d'estime pour le candidat malheureux au 2e tour de l'élection présidentielle, ses échecs et ses lubies politiques... mais là on se rend compte que ce que l'on disait de lui est vrai: c'est un véritable malade mais c'est aussi un factieux.

Il y a des lois contre ce genre de comportement, qui consiste à porter atteinte à l'unité du pays et à vouloir le plonger dans une guerre civile.

Marzouki-Ariana-3

Marzouki, mauvais perdant, fait le signe de la victoire: certaines postures ne trompent pas!

Alors que toutes les organisations, nationales et internationales, ont clairement conclu que les élections avaient été transparentes, alors qu'il a lui-même adressé ses félicitations au vainqueur, reconnaissant implicitement sa défaite, alors qu'en cas de perte des élections il disait se retirer de la vie politique, ne voilà-t-il pas qu'il déclare qu'il y a eu des dépassements et qu'il demande à ses troupes d'agir !

Calife à la place du calife

Dans quelle démocratie (mot dont il se gargarise à longueur de discours) voit-on ainsi un opposant contester le résultat de cette manière? Dans les républiques bananières certainement où seuls les coups d'Etat permettent d'accéder au pouvoir et de s'y maintenir. Est-ce là l'image qu'il veut donner de la Tunisie? Est-ce là un comportement responsable?

Poser la question c'est y répondre. Cette attitude est indigne et ses amis dans le monde, dont les socialistes français en particulier, hélas, qui devraient lui conseiller d'aller se faire soigner et de ne pas rajouter aux difficultés du pays les ferments de la division et de la «fitna» (discorde). C'est une attitude tout simplement antipatriotique. Mais il est vrai que ce partisan utopiste du panarabisme se soucie comme d'une guigne de la Tunisie.

Marzouki-Ariana-2

Marzouki: Un pseudo démocrate qui ne sait pas perdre.

Là où son projet absolument irresponsable risque de prendre du plomb dans l'aile, c'est qu'il veut maintenant s'approprier les voix des islamistes qui l'ont soutenu pour alimenter son nouveau parti, Mouvement du peuple des citoyens (sic !). Son ancien parti, le CPR, ayant été laminé aux élections législatives, Ennahdha l'ayant soutenu en mettant à sa disposition ses électeurs, il a fini par se prendre au jeu pour se croire populaire chez les Nahdhaouis et prétendre devenir calife à la place de leur calife !

Lutter contre quelle dictature?

Après que Ghannouchi ait lâché sa marionnette, celle-ci se rebiffe; et tel le coucou,

Marzouki veut faire son nid dans celui de son marionnettiste... ce qui promet du grabuge avec les Nahdhaouis ! Ingratitude? Tel est pris qui croyait prendre.

Il n'est pas sûr que les instances dirigeantes d'Ennahdha voient cela d'un bon œil et restent les bras croisés en se laissant dépouiller.

Par ailleurs ce nouveau parti est, nous dit-il, créé pour réunir ceux qui veulent lutter contre la dictature. Mais où voit-il une dictature? Il hallucine grave ! Sans attendre les moindres décisions du nouvel élu et de la nouvelle assemblée, il décide, comme Tartarin de Tarascon allant à la chasse au lion, de s'opposer à une dictature qui n'existe et n'existera que dans son esprit malade.

Marzouki parle de «peuple de citoyens». C'est tout simplement une imposture. Ne serait donc citoyen dans son esprit, que ceux qui le soutiennent?

Par ailleurs, ce parti de «citoyens», qui devrait organiser la surveillance pour empêcher le retour à la dictature, il existe déjà; et il aurait pu s'en rendre compte : c'est la société civile tunisienne qui a montré son dynamisme, sa vigilance et son efficacité dans de nombreux moments, qu'il est inutile de rappeler, tant les Tunisiens les ont gardés à l'esprit.

En réalité, M. Marzouki ne veut pas de cette société civile car elle a montré clairement qu'elle ne voulait pas de son projet. Alors il fait comme si elle n’existait pas alors que c'est elle, cette société civile majoritaire, qui l'a chassé du pouvoir! Croit-il que son parti de «citoyens» aura belle allure avec les voyous-partisans de ses Ligues pour la protection de la révolution (LPR) et avec un certain nombre d'imams obscurantistes qui se sont affichés avec lui pendant la campagne? Est-ce là le véritable peuple de la Tunisie?

M. Marzouki est un mauvais perdant, un utopiste pour qui la réalité n'existe pas. Durant les quartes années, depuis son retour en Tunisie, il a démontré aux Tunisiens qu'il n'a rien d'un socialiste et encore moins d'un démocrate. Et pour cause, il n'a été que le crypto-islamiste au service de Ghannouchi; et son ancien parti le CPR n'a été qu'un Ennahdha-bis, comme le dit Om Ziad, co-fondatrice de ce parti et qui fut la première à le quitter en découvrant la supercherie de M. Marzouki et en réalisant que la nouvelle formation grouille de crypto-islamistes ... dont son secrétaire général Imed Daimi !

M. Marzouki appelle «tous les démocrates, dont la cause est la défense des libertés, des droits et de la dignité, et non de l’aspect superficiel qu’ils appellent modernisme, qui est lié aux apparences et à la haine de l’identité arabo-musulmane» (sic!)… à rejoindre son nouveau parti !

Nous y voilà : c'est donc le pan arabisme, cette vieille lune qu'il veut instaurer en Tunisie... en rejetant la «tunisianité»  des Tunisiens à laquelle ils sont très attachés; puisque par trois fois ils ont rejeté sa vieille lubie en le dégageant lui et son CPR !

Comme s'il n'avait pas retenu la leçon de l'histoire de cette néfaste idéologie expérimentée déjà par Gamel Abdelnasser, Hafez El Assad, Saddam Hussein, Mouammer Khadhafi ... et qui avait séduit Salah Ben Youssef !

Adnan Mansar, le fidèle conseiller, nous précise qu'il ne s'agit pas d'un nouveau parti mais plutôt d'un nouvelle «dynamique populaire» («harak» et non «haraka»): de qui se moque-t-il?

Oui, on ne peut qu'être absolument atterré par ces initiatives contraires à la réalité du moment, contraires aux intérêts du pays et qui, personne de sérieux n'en doutera, sont destinées à faire un énorme flop comme tout ce qu'il a entrepris depuis son retour en Tunisie.

Blog de l'auteur. 

     

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