frontieres 6 14La saisie, en Algérie, de 46 tonnes de composants chimiques en provenance de la Tunisie doit inciter les autorités tunisiennes à revoir le dispositif servant à contrer les contrebandiers souvent en connivence avec des filières terroristes.

Par Par Fadhel Ben Jbara*

 

On a appris, il y a deux jours, que les autorités algériennes ont intercepté 46 tonnes de composants chimiques pouvant servir à la fabrication de bombes tout près des frontières tuniso-algériennes. Les autorités algériennes précisent que la Tunisie est le pays d'origine des quantités saisies.

Question au ministre du Commerce et aux autorités: comment expliquer le transit d'une telle quantité alors que toutes les précautions ont été prises, comme on ne cesse de nous rebattre les oreilles.

Une enquête ne doit-elle pas être ouverte pour identifier les circuits et d'éventuels liens avec des terroristes ou des contrebandiers?

Une information aussi grave ne doit pas être passée sous silence à l'heure où l'on peine à endiguer la menace terroriste, car ces 46 tonnes peuvent permettre de constituer des milliers de bombes artisanales.

La traçabilité de ce type de produits doit être rigoureusement observée pour éviter les surprises. Le passage de quantité aussi importante par nos frontières sans autorisation des autorités tunisienne et algérienne pose le problème de la sécurité de nos frontières et de la nécessité de revoir le dispositif mis en place pour contrer les contrebandiers souvent en connivence avec des filières terroristes.

* Ingénieur.